CP – Carole Delga : «Non, Beaucaire n’est pas victime de discrimination, oui, je combats les idées d’extrême droite et les combattrai toujours »  

La décision de la Cour d’Appel de Nîmes de me condamner vient contredire le jugement en première instance qui avait déclaré la plainte du maire de Beaucaire « irrecevable », suite à un différend sur le Contrat de ville de 2015, portant sur l’ajout de plusieurs projets, sans concertation avec la Région, pourtant premier financeur. 

Je réaffirme ici que le choix d’implantation d’un lycée, qui concerne chaque région de ce pays, ne peut se faire sous injonction de la justice ou de caprice politique, mais bien à partir d’éléments réalistes, dument visés par l’Education Nationale, notamment sur des études de croissance démographique.

Dans le Gard, le besoin clairement identifié était ainsi à l’ouest de Nîmes, les lycéens de Beaucaire bénéficiant de deux lycées à moins de 15 minutes qui ne sont pas saturés.

Comme tous les habitants d’Occitanie, les habitants de Beaucaire bénéficient d’aides de la Région depuis 3 ans à la même hauteur que sous les précédents mandats. Depuis 2016, ce sont ainsi 6,1 millions d’euros investis dans cette commune, notamment la rénovation importante du lycée professionnel Paul-Langevin ou les travaux de confortement de la digue sur la rive droite du Rhône. Des entreprises, des associations, des clubs sportifs, des manifestations sont soutenues car répondant aux critères de la Région. 

En fait, les attendus de ce jugement, chacun pourra le constater à leur lecture, sont bien politiques, témoin cette phrase : « Force est de constater que les pièces versées aux débats démontrent à l’évidence la détermination de Mme Delga à lutter contre le FN »… 

Oui, je le réaffirme : je combats l’extrême droite et ses idées au nom des valeurs de la République et je la combattrai toujours. Voilà pourquoi j’ai signalé à la justice, à plusieurs reprises, des propos inadmissibles tenus par des élus du Rassemblement National lors d’assemblées plénières de la Région. Je rappelle que Mr Sanchez  déclarait ainsi le 3 novembre 2017 : «Bientôt, vous allez nous dire que pour lutter contre l’islamisme, il faut valoriser les coutumes importées, et puis, si les attentats continuent, vous ferez peut-être un festival de la burka à Matres-Tolosane ou un festival de l’excision ». Ou encore ces cris venus des bancs venus du RN « Titanic, Titanic » quand la Région Occitanie propose d’accueillir dans un de ses ports, le bateau l’’Aquarius, de l’association SOS Méditerranée… 

La justice n’a toujours pas réagi à ce jour, invoquant juste des « propos pour le moins déplacés » : je le regrette vivement comme tous les démocrates, attachés aux principes républicains. Car, derrière ces procédures – nous en sommes à une vingtaine de procès du RN contre la Région Occitanie -, il y a bien un projet politique de haine et de division. 

Je mène la Région Occitanie avec détermination, sérieux , énergie et impartialité, avec des valeurs et un attachement indéfectible à ce qui fait notre France, généreuse, fraternelle et laïque.

Aussi, parce que j’estime que cette décision est infondée et pourrait avoir de lourdes conséquences demain pour l’ensemble des collectivités locales, j’ai décidé de me pouvoir en cassation.  

 

Carole Delga

Présidente de la Région Occitanie/Pyrénées-Méditerranée

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